Présentation présentation... et Chapitre 1

Présentation présentation... et Chapitre 1
Et voilà une nouvelle petite fiction ! L'idée m'est venue en lisant un bouquin que je vous recommande (Survivre avec les loups), et j'ai pas résisté à l'envie de mettre ça par écrit ^^
J'espère que ça va vous plaire !

Mes autres fics :

Regardes-Moi [terminée]
Andrea [en cours]
Nous sommes là [OS]


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Auteur : Sasha

Titre : Der Schlüssel Zu Meinem Paradies [ce qui donne La clé de mon paradis en français, merci à X-HEILIG-X pour la traduction ^^]

Disclamer : Ben les membres du groupe Tokio Hotel ne m'appartiennent pas... heureusement pour eux d'ailleurs... par contre le reste de ma fiction oui, alors si vous voulez en utiliser des bouts, ou l'intégralité pour... ben chais pas moi, qu'est-ce qu'on peut faire avec une fiction ? A méditer...
Bref, prévenez moi ^^

Rating : Yaoï/Slash et twinceste, vous êtes prévenus.

Synopsis : Ahem... toujours du mal avec ce résumé... Lorsqu'un orphelin fugueur se retrouve à la rue, rien de pire ne peut lui arriver... au contraire...


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Chapitre 1


Le froid était arrivé plus tôt cette année. Malgré l'arbre sous lequel il avait espéré être protégé, de froides bourrasques de vent sifflant venait ébouriffer ses fins cheveux. Mais ce ne le gênait pas outre mesure, le froid il y était habitué. Dans tous les sens du terme.
Lorsqu'on a été élevé dans un orphelinat, ce n'est pas toujours la chaleur humaine qui vous maintient en vie. Ses parents étaient morts dans un accident de voiture, il y avait à présent un peu plus de dix-sept ans, aucuns souvenirs n'étaient restés, et souvent il se disait que c'était d'autant mieux.
Pas de souvenirs, pas de regrets.
Quoique...
Il aurait bien aimé lui aussi avoir une famille qui veuille bien de lui. Peut-être pas de l'amour, mais au moins de la tendresse. A l'orphelinat, les bonnes s½urs devaient s'occuper de trop d'enfants pour leur donner à tous de la tendresse. Et lui, il n'en avait pas eu droit à beaucoup.
Il aurait bien aimé aussi avoir des amis, des compagnons de jeux quand il était enfant, des amis de confiance durant son adolescence. Mais ici personne n'avait son âge, quatre ou cinq ans de plus ou de moins, les autres orphelins le laissaient à part. La solitude on s'y fait, et quand les jours sont devenus des semaines, et les mois des années, on finit par ne plus vouloir qu'elle. Les bonnes s½urs donnaient elles même les cours, et ce qu'elles considérait comme la chance d'avoir une éducation, se transformait pour le jeune homme en enfermement quotidien. Pas le droit de sortir, pourquoi sortir d'ailleurs ? Il n'y a rien pour toi dehors... Tu es en sûreté ici, personne ne te fera du mal, alors que dehors les gens ne sont pas méchants mais... ils sont pires, ils sont indifférents.
Personne ne te donnera à manger, un lit ni une éducation, tu as tout ce qu'il te faut ici.
C'est vrai, pourquoi voudrait-il sortir finalement ? Longtemps il avait cru aux discours des religieuses.
Mais le monde n'était pas que ça. Il l'avait vu, ce jour de début de mai, où il était enfin sortit après tant d'années enfermé "pour son bien" dans ces bâtiments gris et froids de Berlin. Il ne devait pas avoir plus de onze ans, et une des s½urs qui habituellement allait faire le marché était tombée malade, le changement de saison avait dit le médecin. L'orphelin s'était vu emmené par une autre religieuse à l'extérieur en tant que porteur.
La matinée avait été magnifique.
Les bourgeons sortaient peine après le froid de l'hiver, et les premiers rayons de soleil réchauffaient l'enfant qui essayait de tout voir, tout sentir, pour ne rien oublier.
Sur le chemin du retour, un jeune garçon l'avait bousculé sur le trottoir en courant après d'autres enfants. Regardant sur le sol pour tenter de reprendre son équilibre, ses yeux s'étaient accrochés à un objet brillant sur le sol.
La petite clé qu'il avait trouvée ce jour-là représenterait à présent pour lui l'extérieur, la joie du dehors, le bonheur de découvrir le monde, la liberté.
Ce n'était pourtant qu'une petite clé ordinaire, avec un petit trou et une étoile gravée sur le métal. Une clé toute simple, d'un cadenas sûrement, le genre de clé que l'on utiliserait pour fermer un journal intime.
Mais pour lui, c'était la clé de son paradis.
A partir de ce jour, et pour longtemps, il prit la décision de sortir le plus vite possible de l'orphelinat.

Une bourrasque plus violent que les autres le fit frissonner, et le jeune homme ferma le petit carnet dans lequel il écrivait quelques minutes plutôt, d'un claquement sec. S'il se laissait à nouveau glisser dans les souvenirs, il ne finirait jamais à temps. Soupirant, il entreprit de réfléchir à nouveau aux équations mathématiques qui attendaient d'être résolues dans un cahier sur ses genoux. Les maths, il aimait assez ça, mais c'étaient plutôt les maths qui l'aimaient pas trop. Les chiffres semblaient se fondrent les uns dans les autres, danser sur les feuilles de papiers, et finalement il avait beau faire tout ce qu'il pouvait pour essayer de les mettre dans le bon ordre, le résultat n'était jamais le bon.
Ses années de primaires, puis de collèges avaient toujours comportées la tache noire de ses notes de mathématiques, et finalement les bonnes s½urs avaient abandonné. Lorsque les orphelins passaient au lycée, un professeur de l'extérieur venait leur donner les cours. Le jeune solitaire avait été son unique élève durant toute sa scolarité de lycéen, et ce dernier appréciait le vieux professeur.
Il n'avait jamais fait preuve de tendresse à son égard, mais pas d'indifférence non plus. Le jeune orphelin était un élève, et c'était tout. Il était juste, mais pas démagogue, sévère et exigent, mais pas partial ou méprisant. Il s'efforçait tout simplement de pousser le jeune homme le plus loin possible.
Ils avaient un jour discuté entre eux de son avenir, et l'orphelin lui avait confié son désir de poursuivre des études de lettres. Il ne lui restait qu'une année avant de passer le bac, et le professeur avait alors entreprit de pousser plus en avant ses cours de littératures, pour lui permettre une entrée assurée à l'université.
Ce qui ne l'empêchait pas de continuer les cours de maths.
Un son de cloches retentit, et l'adolescent referma son cahier dans un soupire, avant de le fourrer dans un sac de cuir qu'il mit en bandoulière. D'un coup de rein il se redressa et marcha, un peu courbé sous le vent, jusqu'au porche d'un haut bâtiment gris.
Une longue après-midi monotone s'annonçait.


* * * *


Lorsque le feu prit, rien ne pu l'arrêter. Ni les vieux extincteurs couverts de poussières dans les coins de la vielle bâtisse, ni les pompiers arrivés pourtant rapidement, et encore moins les prières suppliantes des religieuses.
Heureusement, il ne se répandit pas à tout les bâtiments, seule la cuisine, le réfectoire et le garde-manger, furent consumés par les flammes.
L'insomnie de s½ur Emmanuelle, permit à tous de se mettre à l'abri peu après le début de l'incendie, et, à part le chat qui c'était enfuis, tout le monde c'était regroupé sains et sauf, dans la cour intérieure.
Le problème résidait dans le fait que ni les orphelins ni les s½urs ne pouvait à présent vivre dans le vieil orphelinat. L'état prit en charge les enfants, et les plaça dans un autre orphelinat, tandis que les s½urs trouvèrent asile dans un couvent des alentours.
L'orphelin solitaire se retrouva bientôt dans un nouveau dortoir, où une dizaine d'autres garçons de son âge chahutaient.
Si la vie lui paraissait triste à mourir dans l'ancien orphelinat, il se vit rapidement qu'il aurait mieux fallu pour lui qu'il y reste.
Il se rendit vite compte que la solitude qui l'avait accompagné toute ces années, le rendait différent aux yeux des autres. Et malheureusement pour lui la différence n'était pas bien acceptée.
Les premiers jours c'était déroulé paisiblement, mais rapidement les ennuis arrivèrent. Et ils commencèrent par apparaître dans la personne de David Goffman.
Petit caïd de l'orphelinat, il y régnait en maître et ne paraissait pas apprécier la nonchalance du nouveau venu.
Si dans l'ancien orphelinat sa solitude le mettait à l'écart, les autres enfants et jeunes adolescents le laissaient en paix. Mais à présent sa tranquillité, si elle avait perdurée les premiers jours, semblait de plus en plus menacée. On l'observait partout, tout le temps, et il sentait bien que quelque chose se tramait. Quelque chose qu'il devinait sans peine, peu appréciable.
Effectivement, il n'apprécia pas.
Cinq jours étaient passés depuis qu'il était arrivé, et en cette fin d'après-midi pluvieux le jeune homme avait trouvé refuge au pied d'un grand chêne qui poussait paisiblement dans un coin de la cours. Il n'arrivait pas à se concentrer sur le roman qu'il tenait entre ses mains, un mauvais pressentiment l'empêchait d'être tout à fait calme. C'est pourquoi il vit tout de suite le petit groupe qui se dirigeait vers lui sous la pluie légère et brumeuse.

- Hé, le nouveau ! Qu'est-ce que tu fais ici à bouquiner ?

L'adolescent de releva de la racine sur laquelle il était assis, et glissa son livre dans la poche avant de son vieux sweat-shirt, sans répondre.

- Bon, moi c'est Goffman, et tu vois ici... j'aime bien que tout soit en ordre, réglo quoi, tu capte ? Alors pour que ça soit réglo, t'as deux règles à respecter, comme tout le monde pas d'exceptions. Primo, c'est moi qui fixe les règles. Et deuzio, quand Goffman pose une question, on répond à la question. T'as pigé le nouveau ?

Seul le silence lui répondit. L'adolescent face au petit caïd se contentait de le fixer, une expression neutre sur le visage. Goffman laissa échapper un petit rire en secouant la tête, avant d'empoigner brutalement l'autre orphelin par le col.

- Je crois que t'as pas bien capté. Je t'ai posé une question... alors tu réponds à la question. Est-ce que c'est assez clair pour toi là ?

Le regard du nouveau changea, de neutre il passa à méprisant avec une petite pointe d'insupportable pitié, le tout ajouté à un vague ennuis. Il savait parfaitement que cette réaction allait lui coûter assez cher, mais cette petite brute sans cervelle le faisait décidément bien rire... croyait-il vraiment qu'il valait plus que les autres ?
Le coup allait venir, il voyait déjà le poing de l'autre se lever. Il ne fit que le fixer d'avantage, pas question de s'aplatir devant lui, pas question de répondre non plus.
Mais le coup ne l'atteignit pas.
A l'autre bout de la cour, un surveillant venait de l'appeler dans le froid de cet automne allemand.

Une demi-heure plus tard, quand il ressortit du bureau de la directrice de l'établissement, sa décision était prise. L'orphelinat lui avait laissé quelques jours de repos pour qu'il s'habitue à son nouvel environnement, il devait à présent reprendre les cours. Seulement voilà, ici personne n'allait au lycée, les adolescents suivaient des formations professionnelles jusqu'à leur dix-neuf ans, ils passaient des examens et quittaient l'orphelinat pour rechercher un travail et faire leur vie. Et pas question de faire une exception pour lui. Le lycée le plus proche était à vingt kilomètres, le bus coûtait trop cher et l'orphelinat n'avait de toutes façons pas les moyens de lui payer des fournitures scolaires. Quant à engager son ancien professeur, il ne fallait pas rêver.
Et lorsque l'adolescent parla de son désir de poursuivre ses études à l'université... il se demanda un instant si la directrice ne faisait pas un malaise, avant de rendre compte qu'elle se retenait d'éclater de rire. Lui ? A l'université ? Mais que croyait-il ? Jamais il n'aurait le niveau et encore moins les moyens financiers pour ne serait-ce que rêver d'y aller. Jamais.
L'orphelin ne dit rien de ses notes tout à fait honorables aux examens nationaux que lui avait fait passer son professeur, ni de l'espoir d'avoir une bourse.
Quoiqu'il en soit... ça décision était prise.


* * * *


Ça n'avait pas été bien dur. Il avait juste eu à attendre que la nuit soit assez profonde pour que le bruit de ses pieds nus sur le parquet du dortoir ne réveille pas les autres adolescents, ni le surveillant ronflant dans sa chambre à coté de la porte. Se faufiler dans les couloirs avec son sac en bandoulière contenant ses maigres biens n'avait pas été bien difficile, ni le vol de nourriture aux cuisines. En réalité le plus dur avait été de se glisser dans l'administration. Heureusement pas d'alarmes, pas de chiens. Le soupirail du secrétariat donnait juste sur la cour des cuisines, il n'eut aucune difficulté à le retirer en silence pour de faufiler dans la pièce. Chercher son dossier avait aussi été relativement facile, et sa carte d'identité se retrouva bien vite en sécurité dans la poche arrière de son vieux jean élimé. Son seul soucis fut qu'il prit peur en entendant le concierge faire sa ronde, et son impatience à sortir par le soupirail lui valu de heurter méchamment un des crochet soutenant la grille. Se mordant les lèvres pour contenir sa douleur, il escalada agilement le mur d'enceinte en s'aidant des poubelles.
Si le concierge n'avait pas été à moitié sourd, peut-être aurait-il entendu le bruit des baskets du fugueur alors que celui-ci courait dans le froid des banlieues de Berlin.


A suivre...

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Dites moi ce que vous en pensez, la suite devrait arriver très bientôt ^^


PiX : Au delà du mur...
# Posté le samedi 20 octobre 2007 07:27
Modifié le samedi 20 octobre 2007 07:42

Chapitre 2

Chapitre 2
Et voilà la suite avec ce petit chapitre deux !
Merci beaucoup à Gabuliellu (caliiiiiiiiiiiiin ^^) pour son gentil commentaire !!! J'espère que la suite va te plaire !



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Chapitre 2

Il avait marché le reste de la nuit, jusqu'à ce qu'il trouve un arrêt de bus qu'il considérait comme suffisamment loin de l'orphelinat. Le jour se levait à peine, et emmitouflé dans la capuche de son sweat, il attendait tous les sens en éveil. L'argent était quelque chose qu'il n'avait jamais eu, le seul qu'il ait vu c'était les pièces que donnaient les gens à la quête. Mais il avait eu de la chance, quelques pièces traînaient sur le coin d'un bureau du secrétariat, oubliées par un employé distrait. L'adolescent fit jouer les petits ronds de métal brillant au creux de sa paume. Il n'avait même pas deux euros, tout juste suffisant pour atteindre les banlieues plus proches de la ville. Il ne pourrait même pas atteindre le centre ville, lui qui voulait aller le plus loin possible il allait devoir s'en satisfaire.
Le bus arriva enfin, et l'adolescent après avoir prit son billet sous l'½il méfiant du conducteur, s'assit au fond contre la vitre, se tassant sur son siège, son visage fin enfoncer dans sa capuche. Il ne manquerait plus qu'on le reconnaisse et qu'on le force à y retourner. Normalement il pouvait faire ce qu'il voulait. Normalement. Mais bien qu'il ait eu dix-huit ans quelques semaines auparavant, sa méfiance restait éveillée. Après tout il s'était tout de même enfuit... on n'était jamais trop prudent.

Le ronronnement du moteur aurait pu l'assoupir, lui qui n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, mais le jeune homme était trop avide de voir le monde pour dormir. Dans la nuit il n'avait rien pu observer, mais à présent il dévorait tout des yeux. Les maisons, pourtant modestes, l'émerveillaient et il enviait les gens qu'il voyait marcher sur les trottoirs tranquillement, sans sembler craindre quoique ce soit. Il épiait à la dérobée les autres passagers du bus, observant intrigué, les costards un peu froissés des bureaucrates fatigués, les sac à mains éraflés des vieilles dames ridées, ou encore les talons hauts des serveuses endormies. L'horloge du bus indiquait huit heures quand le véhicule pénétra dans les banlieues nord de la ville [1]. Des adolescents grimpèrent dans le bus, et l'orphelin les détailla avec curiosité et étonnement. Ils ne paraissaient pas si différents de lui-même. Seuls leurs téléphones portables et leurs lecteurs MP3 qu'ils bidouillaient en permanence les différenciaient réellement. Leurs vêtements aussi, plus beaux, plus neufs.
Le regard de l'adolescent solitaire s'était accroché au blouson de cuir d'un garçons, et il ne pouvait s'empêcher de le contempler, fasciné par la matière à la fois sombre et luisante.

C'était beau et il aimait ça.
Il aimait ça, la liberté décidément.
Un sourire aux lèvres il caressa la petite clé attachée à un cordon autours de son cou.
Il était temps de l'utiliser.
Cette clé de la liberté.
Cette clé vers son paradis à lui.

Le jeune homme se mordilla anxieusement la lèvre inférieure. Bientôt le bus arriverait à l'arrêt au-delà duquel il ne pouvait rester dans le transport en commun. Bien sur il ne savait pas que personne n'allait contrôler son billet à sa sortie, ni que les contrôleurs ne travaillaient jamais sur cette ligne aussi tôt le matin. Il descendit donc à l'arrêt suivant.
Le bus s'éloignait dans les rues, et le jeune homme le regardait angoissé depuis l'abribus. Et maintenant, que faire ? Il inspecta les alentours, la rue était déserte, bordée de hauts immeubles sur lesquels s'alignaient balcons et fenêtres. Une voiture passa et le bruit du moteur résonna longtemps dans le silence. Il était presque neuf heures, les enfants et les adolescents devaient être en cours, et les adultes au travail, pensa le jeune solitaire. Il avait eu dans l'idée d'aller chez son ancien professeur pour lui demander conseil, mais à présent qu'il y était il se rendit compte qu'il n'avait aucune idée d'où celui-ci pouvait bien vivre. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il habitait dans les banlieues nord. Mais il ne savait pas que les banlieues nord étaient aussi grandes.
La panique commença doucement à s'insinuer en lui. Que pouvait-il bien faire ? Il n'y avait même pas un passant à qui demander... demander quoi ? Il ne savait même pas.

Une idée lui vint soudainement. Il ne connaissait que le nom et le quartier où habitait le vieil homme, mais c'était suffisant pour trouver son adresse dans un annuaire. Tout content et tout fier de sa trouvaille, l'adolescent se dirigea d'un pas guilleret vers l'immeuble le plus proche. Il devait bien y avoir au moins une personne avec un annuaire à prêter dans cet immeuble.
Le hall d'entrée, plutôt lugubre, l'effrayait un peu mais ne fit pas faiblir son désir de monter les marches. Dix minutes plus tard il escalada les marches qui menaient au deuxième étage, personne n'avait répondu à ses coups de sonnettes au premier. Alors qu'il allait sonner à la première porte qu'il vit sur le palier, des bruits de vois lui parvinrent d'un autre appartement, au fond du couloir. Heureux d'avoir enfin trouvé quelqu'un, il se dirigea vers la porte d'où provenaient les éclats de voix. Il allait sonner quand il se rendit compte que la porte était déjà entrebâillée, et cédant à la curiosité il jeta un coup d'½il dans l'habitation. Plusieurs hommes, assez jeunes d'après ce que pouvait voir l'orphelin, semblaient se disputer, deux d'entre eux étaient dos à la porte, un autre de profil. Leurs voix résonnaient dans la pièce, et bien qu'il ne comprenait rien à ce qui se disait, la tension palpable donna des sueurs froides à l'adolescent caché dans le couloir. Une quatrième voix retentit soudain, faible et suppliante, et il bougea derrière la porte pour voir la quatrième personne. Il eut à peine le temps de se demander pourquoi le dernier homme était à genoux par terre, qu'un des trois autres lui donna un violent coup de poing dans la figure. Et soudain les trois hommes se mirent à le frapper, le rouant de coup, les pieds et les poings s'abattant sur le corps de l'homme recroquevillé sur le sol.
L'adolescent contemplait la scène avec horreur, c'était la première fois qu'il voyait autant de violence s'abattre sur un homme. Il recula dans le couloir, mais le crissement de ses vieilles baskets sur le sol attira l'attention d'un des agresseurs. Et quelques minutes après, le jeune homme courrait de toutes ses forces dans la rue, poursuivis par deux des hommes. Se faufilant entre les voitures et les bancs publics, il s'enfuyait à travers des rues qu'il ne connaissait pas. Malheureusement pour lui, les deux hommes eux connaissaient le quartier, et il se retrouva bientôt dans un cul de sac.
Les coups se mirent à pleuvoir, les insultes aussi, sans que le jeune homme ne comprenne rien à ce déluge de violence qui s'abattait sur lui. Un coup plus fort lui fit heurter un mur de plein fouet, et il s'évanouit.

Lorsqu'il rouvrit les yeux un peu plus d'une dizaine de minutes plus tard, les deux hommes avaient disparus, tout comme son sac. Hébété il se redressa douloureusement, une belle bosse à l'arrière du crâne, des hématomes sur tout le corps et notamment un sur la pommette gauche, accompagnés d'éraflures, et une coupure assez profonde à la lèvre inférieure. Mais ce qu'il l'inquiétait le plus c'était son flanc droit. Il s'y était déjà fait un beau bleu en s'évadant par le soupirail la nuit d'avant, mais là ça lui faisait beaucoup trop mal pour un simple bleu. A travers ses souvenirs entrecoupés de l'agression il se rappela nettement d'une barre de fer rouillée qui s'abattait sur lui. D'ailleurs elle était juste là cette barre de fer, un bout hérissé et piquant traînant sur les pavés sals. Un frisson glacé lui traversa soudain le dos. S'ils l'avaient frappé avec ça... il n'osait à peine imaginer l'état de son corps.
Il posa avec douceur la paume de sa main droite contre son flanc douloureux, et sentit quelque chose d'humide contre ses doigts. L'ombre dans laquelle était plongé le fond de l'impasse, l'empêchait de voir exactement ce qu'il avait, et il avança précautionneusement jusqu'à la rue plus illuminée. Caché derrière un vieux conteneur abandonné, il inspecta avec réticence son torse. Son sweat bleu marine avait une tache plus foncé au niveau de ses côtes, et l'adolescent le souleva anxieusement en même temps que son T-shirt. Une bonne partie de la peau de son flanc droit était meurtrie et bleuissait, une coupure qui lui paraissait assez profonde saignait le long de ses côtes. Prenant son courage à deux main, le jeune homme entreprit de se tâter doucement, et après de nombreuses grimaces de souffrance et quelques larmes, il parvint soulagé à la conclusion qu'il n'avait rien de cassé. Une chance.
Par contre il lui serait beaucoup plus difficile de passer inaperçu dorénavant. Non seulement il avait les vêtements tachés de sang, sang qu'il perdait d'ailleurs même si l'hémorragie s'atténuait doucement, mais en plus il avait le corps et le visage couvert de bleus et d'éraflures. Etat qui dissuaderait n'importe qui de l'aider, constata-t-il en regardant son reflet dans une flaque d'eau boueuse à ses pieds. Il poussa un profond soupire et redressa la tête.
Son regard tomba sur la poubelle face à lui, la manche d'un pull en dépassait. Un pull qui lui semblait très familier. Se précipitant sur la poubelle, il constata plusieurs de ses affaires s'y trouvaient. Son vieux pull d'hivers, deux T-shirt déchirés par les soins de ses agresseurs, une paire de chaussettes, son vieux sac se cuir raidi par le temps (Sûrement invendable, pensa avec joie l'orphelin), et... son carnet ! Le petit carnet à la couverture en imitation cuir noir qui lui avait été offert à son dernier noël. Rare cadeau dans lequel il notait un peu de tout, ses pensées, ses espoirs, des phrases qu'il aimait, de lui ou d'autres... Carnet qui, avec la clé autours de son cou, était ce qu'il avait de plus précieux au monde.
Soudain plus joyeux, le jeune homme fourra toutes les affaires retrouvées dans le vieux sac qu'il passa en bandoulière, avant de s'éloigner en rasant les murs. Il fallait qu'il trouve un endroit sur, où personne ne viendrait le déranger.
Quelques rues plus loin, il trouva ce qu'il cherchait : un petit escalier qui menait à des caves visiblement plus utilisées depuis longtemps, protégé par un petit portique rouillé qu'il n'eut aucun mal à enjamber. Assis sur les dernières marches, à l'abri des regards, il entreprit de se faire un bandage autours du torse, espérant ainsi stopper le saignement de sa blessure. Les vieux T-shirts déchirés et la paire de chaussette furent réduit en bandes, et entourèrent bientôt le corps maigre de l'adolescent. Une fois le pansement rudimentaire fait, il y glissa sur le coté gauche (en plus ou moins bon état) son petit carnet ainsi que sa carte d'identité.
Mort de fatigue par sa fuite, la course dans la nuit, l'agression et ses blessures, l'adolescent se cacha aussi bien qu'il le pu derrière des cageots abandonnés au pied de la porte menant aux caves. Et roulé en boule, son sac serré conter lui, sa petite clé niché au creux de sa peau frissonnante, il s'endormit sur le béton froid et sal de son refuge, dans une rue sans nom de la grande ville.

A suivre...


[1]Je n'ai aucune idée de comment est structurée la ville de Berlin, alors j'arrange à ma sauce ! Si vous connaissez, ou que vous y habitez, ne vous vexez pas s'il vous plait ^^"


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J'espère que ça vous a plu ! Je vais essayer de poster la suite le plus vite possible, mais je ne crois pas que ce sera aussi rapide que pour celle-ci ^^
Dites-moi ce que vous en pensez !
Et merci beaucoup ^^


PiX : au fond de l'impasse...
# Posté le dimanche 21 octobre 2007 13:09

Chapitre 3

Chapitre 3
Voilà la suite, merci beaucoup pour vos comms à Biito-Zwilling (j'espère que ce chap va éclairer un peu plus ta lanterne XP bisous, et au fait j'aime beaucoup ta fic ^^), Gabuliellu (YEAAAAAAAAAAH!!! j'ai réussi à recopier ton pseudo du premier coup SANS fautes ^^ trop fière... et oui c'est la décrépitude pour notre pauvre petit...orphelin XD et nan je dis pas qui c'est ! Et en effet si le titre de cette fic c'est "Der Schlüssel zu meinem paradies" c'est pas pour rien XP) et à imxcrazy (si tu là t'as failli gerber... j'ose pas imaginer quand tu vas lire la suite...).

Alors le comm de imxcrazy m'a fait prendre conscience qu'on a pas tous la même sensibilité, alors je préviens il y a quelques moment qui ne sont pas des plus réjouissants, assez "gore" comme dirait imxcrazy, donc vous êtes avertis...



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Chapitre 3



Ce qui le réveilla, ce fut la faim. Il faisait toujours jour lorsqu'il ouvrit les yeux, mais le soleil commençait déjà à se coucher. Il avait du dormir six ou sept heures, peut-être un petit peu plus, il n'avait plus vraiment conscience du temps. Ses agresseurs avait prit toute la nourriture qu'il avait lui-même volé, il ne lui restait plus rien. Après avoir soufflé un bon coup, il se releva et remonta l'escalier en passant son sac autours de son cou et de son bras gauche. Grimaçant de douleur, il se faufila dans les rues la main droite appuyée contre ses côtes blessées. Son ventre criait famine, il n'avait rien mangé depuis la veille au soir, pourtant malgré ses recherches il ne pu trouver quoique ce soit à manger. La faim lui tiraillait les entrailles, et la douleur l'empêchait de réfléchir correctement. A bout de forces, il finit par se laissa glisser le long d'un mur, et s'endormit derrière un vieux camion garé sur le trottoir.
L'aube le réveilla le lendemain, il avait toujours terriblement faim, mais le sommeil qu'il avait rattrapé lui donnait à présent la force suffisante pour aller chercher de la nourriture. Par chance il trouva rapidement une petite place où plusieurs commerces entouraient un supermarché. Observant les allées venues depuis le recoin sombre d'une rue, il se rendit vite compte qu'il n'avait aucune chance de voler quoique ce soit dans le supermarché. Même pas sur que le vigil le laisse entrer. Ce fut un chat qui vint à sa rescousse, sans le vouloir. Maigre, famélique et presque redevenu sauvage, l'animal semblait suivre à l'odorat une piste qui le conduisit dans une petite ruelle derrière une boulangerie. Décidant de faire confiance à l'instinct du chat de gouttière, l'adolescent le suivit discrètement. Et il eut raison car il trouva bientôt les poubelles de la boulangerie, sur lesquelles le chat grignotait un vieux reste de ce qui ressemblait vaguement à de la pizza. Hésitant un instant, l'adolescent l'observait mi-résigné, mi-dégoûté, la faim au ventre. Un bruit de pas se rapprochant me décida, et il attrapa un bout de pain avant de s'enfuir en courant. La peur au ventre, il courut longtemps à travers les rues froides, le pain rassit serré contre lui. Lorsque après de nombreuses minutes il fut sur de pas avoir été suivit, il marcha plus calmement, mâchonnant le pain dur. Son flanc droit lui faisait affreusement mal, un mélange de tiraillements et de brûlures, mais le jeune homme s'efforçait de ne pas y penser, s'enfonçant dans les rues. Il avait marché jusqu'à ce que la nuit l'enveloppe à nouveau de son manteau d'obscurité et de froid, jusqu'à ce que la douleur et la fatigue l'empêchent d'avancer, jusqu'à ce qu'il s'effondre dans la rue, contre l'escalier branlant d'un échafaud.
Ce fut à nouveau la faim qui l'éveilla, la faim et le froid.
L'hiver était déjà là, et le froid acheva de plonger l'adolescent dans une longue nuit noire te solitaire dont il ne voyait pas la fin. Sa blessure ne cicatrisait pas bien et il fut rapidement prit d'une fièvre qui ne le lâchait pas. Dans les brumes de son esprit, seules trois choses restaient claires : il devait trouver à manger, toujours tout le temps la faim étant devenu une obsession tellement elle le tiraillait, il devait essayer de se protéger du froid, qui s'insinuait jusque dans ses os, et il devait avancer. Avancer toujours plus loin, ne jamais s'arrêter, fuir, échappé à ces mains invisibles qui voulait l'attraper et l'emmener quelque part où il se sentait enfermé... déchiré.
Il finit par ne plus faire la différence entre ses délires fiévreux et la réalité, tout semblait appartenir à un long cauchemar froid et douloureux.
Voler de quoi se nourrir devenait de plus en plus difficile, perdu dans les limbes de ses rêves éveillés, il ne faisait plus attention à l'heure, aux lieus et encore moins aux autres. D'ailleurs les autres ne le voyait pas... ou si peu.
Ce n'était plus qu'un adolescent blessé et fiévreux, délirant et voleur, frigorifié et encrassé, perdu et abandonné.
Et lorsque la première neige tomba, elle le recouvrit de son manteau blanc alors qu'il dormit d'un sommeil fragile, recroquevillé contre une benne à ordure. Le froid le transperça si cruellement, qu'il se réveilla en sursaut et se mit à courir aussitôt dans les rues, ne réfléchissant pas, son instinct lui hurlant de bouger pour ne pas mourir.
Il cessa de neiger, l'aube était apparut entre-temps, et l'orphelin se mit doucement à pleurer sous le doux soleil qui chauffait sa peau. C'était si douloureux, cette chaleur fragile après tout ce froid.
Ce fut à ce moment précis, que tout bascula.
Il se tenait là, debout sur le trottoir, il était encore tôt et pourtant de nombreuses voitures roulaient déjà sur la route. Il n'entendit pas la porte de l'immeuble s'ouvrir avec fracs derrière lui, il n'entendit pas la voix d'un adolescent crier quelque chose dans la brume du matin, il n'entendit pas les talons d'une femme claquer sur le trottoir alors qu'elle le traversait à grandes enjambées. Mais par contre il vit cette femme commencer à traverser la rue en fouillant dans son sac, et il vit la voiture arriver à toute vitesse. Et dans son esprit enfiévrer, une voix, sa voix, hurla. Sans réfléchir, il en était de toutes façons incapable, il attrapa violement le bras de la femme et la tire brutalement vers lui. Elle trébucha contre lui et la voiture passa en trombe, klaxonnant et faisant voler le manteau de la femme éberluée.

- Oh mon dieu... oh mon dieu...

Ce n'était apparemment tout ce qu'elle pouvait dire. L'adolescent qui avait crié depuis le perron de l'immeuble derrière eux, arriva en courant, et se mit à crier, la voix tremblante de peur. Elle se mit à pleurer.
Le bruit des sanglots, les cris angoissés du jeune à ses côtés, les voitures que roulaient si vites près d'eux, l'odeur forte de l'essence dans le froid, le vent glacial qui s'était soudain levé, et ce soleil, ce soleil sur sa peau, dans ses yeux, ce soleil qui brillait si fort, si fort dans sa tête...


* * * *

Lorsque l'orphelin reprit connaissance, sa tête tournait tellement qu'il se demanda un instant s'il rêvait encore. Sa vision flou lui donna la vue de ce qui ressemblait à un ciel très blanc. Il eut quelques secondes de blanc, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'un plafond. Mais qu'est-ce qu'un plafond faisait dans la rue ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir, une douleur aigue lui transperça la tête alors qu'il essayait de la tourner. Il sombra à nouveau dans l'inconscience.
Ce qui le réveilla la seconde fois ce fut la sensation d'avoir un poisson mort sur le visage. Et il ne pouvait ouvrir les yeux car le poisson pesait trop lourd sur ses paupières. Ses lèvres sèches et craquelées par le froid s'ouvrirent difficilement et il ne réussis qu'à émettre un râle rauque. Cela sembla néanmoins suffisant pour faire comprendre au poisson qu'il était indésirable, puisqu'il disparut soudainement. Il se rendit alors compte qu'une voix résonnait autours de lui. Mais il n'arrivait pas à saisir le sens de ce qu'elle disait, tout allait trop vite, ou trop lentement, il ne savait plus.
Il avait soif, et pour l'instant c'était la seule chose dont il fût sûr et certain.
Ses lèvres sèches étaient si gercées par le froid qu'il avait du mal à les remuer, et sa langue pâteuse l'empêchait de déglutir et de soulager ainsi sa gorge en feu. La personne près de lui sembla comprendre qu'il avait soif, car il sentit un bras s'enrouler autours de lui pour le redresser légèrement. Rapidement la fraîcheur d'un verre rencontra ses lèvres meurtries et de l'eau vint doucement couler contre la langue. Il but lentement et longuement, sans avoir aucune notion du temps, appréciant seulement le liquide coulant dans sa gorge.
On finit par le rallonger et il se rendormit sereinement cette fois-ci.
Quand pour la troisième fois il se réveilla, il avait l'esprit un peu plus clair, bien que ça vue reste toujours troublée par la fièvre. Lentement il cligna de yeux et se redressa difficilement sur un coude pour regarder autours de lui. Il se trouvait dans ce qui ressemblait à un salon, allongé sur un canapé, une table basse avec un verre vide à ses côtés et un peu plus loin ce qu'il identifia comme une télévision, mais ça vue était trop brouillée pour qu'il puisse distinguer quoique ce soit d'autre. Quelqu'un apparut soudain dans son champ de vision, c'était apparemment un adolescent, il souriait gentiment et une sorte d'aura dorée semblait émaner de son visage. Il s'approcha de l'orphelin, et celui-ci loucha pour mieux le voir, mais rien à faire ses yeux demeuraient trop brouillés. Il s'approcha de l'orphelin et lui offrit un nouveau verre d'eau, mais il lui glissa avant un comprimé entre les dents.

- Ça va faire baisser ta fièvre.

L'orphelin avala docilement le médicament et but goulûment le verre d'eau, fixant le jeune homme qui l'aidait, essayant désespérément de comprendre pourquoi il semblait avoir une auréole autours de la tête. Celui-ci posa le verre vide sur la table et s'adressa de nouveau à lui.

- Je vais à la pharmacie. Je reviens dans un quart d'heure environ. Reposes-toi, ok ?

Ce sourire gentil lui faisait tant de bien que l'orphelin se remit à somnoler calmement, avant même que l'autre ait quitté la pièce. Le bruit de clé dans la serrure le réveilla quelques minutes plus tard. L'autre était revenu et entra dans la pièce un sachet à la main.

- J'ai acheté quelques trucs pour tes blessures, dit-il en désignant les pommettes éraflées du jeune homme allongé. Mais avant de te soigner, il faudrait mieux que tu te laves. Je vais t'aider à aller jusqu'à la salle de bain.

Il l'aida à se lever, et à tituber jusqu'à une porte au fond d'un couloir. L'orphelin distinguait vaguement la poignée du reste de la porte, mais tout restait très flou. La salle de bain n'était pas grande, mais agréable, et bientôt il entendit le son caractéristique d'une baignoire qui se remplie. Il se demanda vaguement où était son sac, mais n'avait pas la force de le demander. L'autre lui parlait de savon et de shampoing, et finit par sortir, le laissant seul avec un bain chaud qui l'attendait gentiment. L'adolescent resta immobile plusieurs secondes, observant la buée se former sur le large miroir qui surplombait les deux lavabos. Il finit par se déshabiller avec des gestes lents et maladroits, avant de tremper le bout de ses orteils dans l'eau. C'était chaud, beaucoup trop chaud pour quelqu'un qui avait vécu dans le froid de la nuit un petit peu trop longtemps. De longues minutes d'hésitations et de grimaces furent nécessaires, pour qu'il se glisse enfin dans l'eau chaude. C'était agréable, il avait l'impression de se trouver dans une sorte de cocon protecteur... de se retrouver plutôt.
L'esprit à nouveau clair, il entreprit de se frotter doucement la peau à l'aide d'un gant de toilette et des divers savons à sa disposition. Rapidement ses gestes se firent plus brusques, presque violents, à mesure qu'il frottait sa peau rougie. Il tentait d'arracher ses dernières semaines d'errance et de souffrance de sa peau, des larmes qu'il ne comprenait pas coulant sur ses joues. Ses yeux brouillés rencontrèrent soudain quelque chose de brillant sur son torse nu, et il arrêta instantanément de racler sa peau. Sa petite clé pendouillait toujours au bout de la vielle cordelette autours de son cou.
Sa liberté, il l'avait à présent.
Maintenant il lui fallait apprendre à vivre avec.
Inspirant profondément, il reposa le gant sur le bord de la baignoire et son regard plongea dans l'eau du bain. Noire de saletés et de crasse, elle lui inspira un dégoût qui le fit presque vomir. Rapidement il retira la bonde, et observa, comme hypnotiser, l'eau s'échapper en tourbillons dans le trou. Lorsque la baignoire fût vide il la rinça en même temps que lui, laissant l'eau couler au dessus de sa tête jusqu'à ce qu'elle devienne de nouveau transparente.
L'eau froide qu'il avait utilisé pour se rincer avait fait disparaître la buée du large miroir, et en sortant du bain, le jeune homme se retrouva confronté à son image qu'il n'avait pas vue depuis plusieurs semaines.
Il s'observa attentivement dans la glace. Sa petite clé se retrouvait nichée au creux de son torse maigre, entre ses côtes saillantes. Il semblait y avoir si peu de choses entre sa peau et ses os, que ceux-ci ressortaient clairement. Son corps était recouvert d'ecchymoses et d'éraflures mal cicatrisées, qui avec l'eau chaude, le savon et l'acharnement de l'orphelin, avaient perdu leurs croûtes et le brûlait désagréablement. Son flanc droit avait reprit à peu près sa couleur initiale avec le temps, mais la coupure c'était elle aussi rouverte avec le bain et, au dégoût du jeune homme, il se rendit compte qu'elle s'était infectée. Il soupira et observa son visage, ses joues creuses et éraflées ainsi que ses larges cernes faisaient ressortir ses yeux bruns, où brillait encore une petite flamme fiévreuse. Un soupire franchit de nouveau ses lèvres éclatées par le froid, il n'avait pas tant changé finalement.
Il se rappelait avoir jeté un coup d'½il au miroir en rentrant dans la salle de bain, la vue troublée de son visage noircit par la boue et les saletés de la rue, les croûtes infâmes sur ses joues et ses cheveux dégoulinants de crasse, lui avait fait détourner les yeux de honte et de dégoût.
Comment quelqu'un avait pu le recueillir dans l'état dans lequel il se trouvait ?
Songeur et perplexe, il entreprit de se sécher en évitant ses blessures, et lorsqu'il fut sec il en était à se demander s'il devait remettre ses vêtements dégueulasses, quand on frappa à la porte. Le jeune homme sursauta tellement fort qu'il était sûr que l'autre l'avait entendu.

- Je t'apporte des vêtements propres. Bouges pas, je vais les poser par terre rapidement, ok ?

Sans attendre de réponse l'adolescent de l'autre côté de la porte ouvrit légèrement la porte et posa quelques vêtements sur le sol avant de la refermer.
L'orphelin attrapa les habits et les observa, curieux. Un caleçon vert, un jean, un T6shirt et un sweat-shirt épais et doux... le tout peut-être un peu grand pour son corps malingre, mais surtout confortable. Il se vêtit avec un plaisir évident, mais hésita au moment d'enfiler le T-shirt. Que devait-il faire pour sa blessure ? Elle ne saignait pas... c'était pire, elle suppurait.
Regardant autours de lui, il avisa une petite pile de serviettes de toilette propres et pliées avec soin sur une étagère. Il en attrapa une rapidement, ses réflexes de voleurs refaisant surface, et la cala contre son flanc, avant d'enfiler le reste des vêtements la main appuyée sur ses côtes.
Et maintenant, qu'était-il sensé faire ?
Anxieux il fit un petit tas avec ses habits sales sur le sol, et récupéra son carnet, dans lequel il glissa sa carte d'identité, qu'il coinça de nouveau sous ses vêtements, calé dans la ceinture de son jean.
La poignée de la porte s'abaissa sans bruit sous la pression de sa main, et l'orphelin se faufila dans le couloir sans savoir quoi faire. Ses pieds nus frémirent sur le parquet un peu froid, il n'était plus habitué à cette douceur du bois contre sa peau. Sa vue brouillée par la fièvre l'avait empêché de voir les photos accrochées aux murs. Photos de gens, de corps, de villes, d'intérieurs... épurées ou, au contraire, surchargées de détails il se dégageait de ces photos de la vie. Une vie extraordinairement simple, tout simplement belle. La vie de tous les jours. De chaques instants. La beauté cachée sous la banalité de notre regard.
Longtemps il les observa en silence, avançant lentement dans le couloir.
Et lorqu'il arriva dans le salon le choc fut brutal.
L'autre était là.
Accroupis sur le sol, près de la table basse, il regardait pensivement par la fenêtre.
A l'infime bruit des pas de l'orphelin sur le sol, il tourna la tête vers lui, un sourire aux lèvres.
Ces lèvres...
Elles étaient...
Ces yeux... ce nez... ces pomettes, la fome de ce menton l'arrondis de ces sourcils la courbe de cette machoire...
Le jeune fugueur ne se rendit pas compte que l'autre s'était relevé et le regardait aussi, tant il était absorbé dans sa stupéfait contemplation. Leurs yeux si semblables se scrutaient mutuellement, cherchant à comprendre.
Sa voix douce et rauque, encore enrouée par la souffrance résonna comme une délivrance entre eux.

- P-pour... pourquoi est-ce que tu... tu es comme moi ?


A suivre...

___________________________________________

Aloooooors ???
J'espère que ça vous a plu ^^ Je vous propose un petit concours :
D'après vous, qui est l'orphelin et qui est la personne qui l'a recueilli ?
Dites-moi vos avis sur la question (et sur le chapitre au passage ^^) et le/la ou les gagnant auront droit à... ahem... je sais pas... un petit lemon juste pour eux ? XP
Je ne sais pas quand je pourai poster la suite, le pire c'est qu'elle est écrite, mais j'ai accès à un ordi que le week-end, et j'ai pas toujours le temps de tout taper et de poster, d'où le temps que j'ai mit à mettre cette suite ^^"
Je vais essayer de faire de mon mieux, si ça vous plait !
Merci de lire cette fiction !


PiX > neige...
# Posté le samedi 03 novembre 2007 11:25

Interlude

Interlude
Ahem... pas la suite...donc pas de réponse à LA question...mais comme certaines/ certains (y a-t-il des mâles parmis nous ?^^) ont trouvé, ben le cadeau XP

Et oui, vous êtes plusieurs à avoir trouvé (en comptant ceux qui me laissent des reviews sur Fanfiction.net), et ben je met le cadeau !

Par contre pour la suite faudra attendre, parce que bien qu'elle soir écrite, ben j'ai pas le temps de la taper ^^"

Mais une autre surprise vous attend à la fin de cet article...

Bonne lecture !!!


_____________________________________



Tout cela n'aurait jamais du arriver


Tout cela n'aurait jamais du arriver. Ils n'auraient jamais du rester ces quelques jours de plus dans ce pays qui n'était pas le leur. Ils n'auraient jamais du céder aux insistances de David leur manager, même s'il leur avait fait le coup des Chibi-eyes... Ils n'auraient jamais du se faire interviewer une énième fois. Ils n'auraient jamais du rester tout les deux signer quelques autographes, pendant que les deux autres s'enfuyaient... espèces de lâches !
Et bien sur, ils n'auraient jamais du entrer tout les deux, seuls, dans cet ascenseur.
Car évidement il allait tomber en panne.
Tout était si prévisible...
Les deux jeunes hommes se regardèrent fixement lorsque la boite de métal dans laquelle ils étaient enfermés s'arrêta brusquement entre deux étages. Ils eurent alors deux réactions assez différentes.
Le plus grands se mit à taper à grands coups sur la porte d'acier; jurant avec colère, tandis que l'autre se contenta de s'adosser sur le mur opposé en soupirant de lassitude.

- ...si prévisible...

Avait-il dit cela pour la situation, ou pour la réaction de son compagnon de galère ? Qui sait...
Ledit compagnon cessa finalement de taper la pauvre et innocente porte, et soupira profondément.

- Bon... essayons de réfléchir caaaaaaalmement...

- ...

- ...RAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! SORTEZ-NOUS DE LAAAAAAAAAAA !!!!

- --"

- ...on dirait que cha marche po... snif...;(

- Personne ne peut nous entendre. Par contre...

L'adolescent se redressa d'un coup de rein t attrapa le combiné qui se trouvait dans un coin de l'habitacle. Malheureusement dans sa joie à l'idée de sortir, le plus grand des deux attrapa avec un peu de brutalité l'appareil, et se retrouva avec l'engin dans les mains... le fil arraché, pendouillant lamentablement.

- Euuuh...

- ...--"

- ...dé-désolé...

- ... #soupire de lassitude intense#

- On...on peut toujours essayer les portables, nan ?

- Vas-y, j'ai pas le mien là...
- Oki ^^

L'adolescent fouilla dans ses poches et en extirpa un petit appareil, qui émit une sonnerie stridente dès qu'il se mit à pianoter dessus.

- Merde ! ...je...j'ai plus de batterie...

Évidement, ça aurait été trop beau. Un lourd soupire échappa au plus petit.

- T-tu crois qu'ils vont pouvoir nous faire sortir ?

- Je pense oui... mais il va falloir attendre qu'ils s'en rendent compte par eux-mêmes, puis qu'il arriver à débloquer ce truc...

- Ouais... ça devrait pas être trop long !

- Mmmm...

Ils s'installèrent sur le sol de l'ascenseur, et se mirent à attendre.
L'aîné soupira une énième fois. Ça faisait bien presque 10 minutes qu'ils attendaient maintenant... et c'est long 10 minutes quand on a rien à faire à part regarder cette dôle de bosse là sur le mur, comme une sorte de pois chiche (Cicérooooooon XP)...
Il releva la tête et regarda son compagnon, qui lui n'avait pas bougé : la tête dans les mains, les coudes sur les genoux.
Le "gaffeur" fronça soudain les sourcils... pourquoi l'autre tremblait-il autant ? Il était parcourus de soubresauts, ses épaules tressautant faisant frémir ses cheveux blonds.

- Hé... qu'est-ce qu'il y a ?

Il se releva et s'approcha du plus jeune avant de s'accroupir près de lui. Sa longue main aux doigts calleux se posa sur son épaule tremblotante.

- T'inquiète pas... on sortira bientôt... t'as froid ?

Il ne répondit pas, se contentant de continuer de trembler, le visage toujours caché dans ses mains.

- Gus...

La main du bassiste secoua un peu l'épaule de son ami. Comme celui-ci ne répondait toujours pas, le brun prit les choses en main.
Il attrapa les poignets du batteur et écarta les mains du visage de ce dernier, avec douceur mais fermement.
Pâle et tremblant, Gustav paraissait au bord de l'évanouissement. Ses yeux tressautaient d'un coté et de l'autre, sans s'arrêter, comme fous, et il mordait ses lèvres tremblantes.

- Gus, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui t'arrive ?!

Le batteur semblait essayer de parler, mais son souffle trop faible mourrait dans sa gorge, et les minces filets de sons qu'il arrivait à émettre étaient trop bas pour que le brun les entende correctement. Il se pencha donc vers lui, à la fois pour l'écouter et le soutenir.

- G...Ge...Geor...g-g...

- Oui, je suis là, t'en fais pas.

- ...p-pars...pars p-...pas...

- Non non... je pars pas...

L'effort que le batteur avait fourni pour parler semblait l'avoir vidé de ses forces et il s'écroula contre le mur.
Georg le rattrapa in extremis avant que sa tête ne percute l'acier, et il s'assit rapidement, glissant ses jambes autours du blond pour mieux le soutenir.

Et maintenant ? Que pouvait-il faire ?

Gustav s'était évanouis, ils étaient tout les deux coincés dans cet ascenseur, aucun moyen de contacter l'extérieur...
La panique commença doucement, mais sûrement, à s'insinuer en lui.
Mais le bassiste essaya de la contenir de toutes ses forces, après tout lui n'avait rien, alors que Gus ne semblait pas trop en point...
C'était étrange... il n'aurait jamais pensé qu'il puisse être claustrophobe... sa mère l'était, il savait donc reconnaître les symptômes (chose que je ne sais pas faire, alors bon je fais ça au feeling... par contre si quelqu'un s'y connaît, surtout ne soyez pas vexés par mon ignorance s'il vous plait ^^"). Et pourtant ils se connaissaient depuis des années à présent... mais c'était vrai que Gustav ne parlait jamais beaucoup de lui-même... et il était vraiment très doué pour cacher ce genre de choses...
Le brun baissa les yeux sur son ami et l'observa. Une vague de tendresse afflua vers lui quand il se rendit compte que Gus n'était plus évanouis, mais seulement endormis. Ses yeux bougeaient derrière ses paupières fermées, et son souffle s'était fait plus rapide et irrégulier. Il rêvait.
Lentement le regard du bassiste glissa le long des mâchoires bien dessinées, sur l'arrondi des sourcils, la courbe du nez, la douceur des lèvres...
L'adolescent sursauta lorsqu'il se rendit compte de ses pensées. Non, il ne fallait pas. Personne, et surtout pas Gus, ne devait jamais savoir. Ça allait passer... c'est vrai qu'il attendait depuis longtemps que ça passe... mais ça allait bien arriver un jour ou l'autre...
En attendant, pas question de penser à ça alors que Gus était si faible, et si dépendant.

Un mouvement contre son torse lui fit abaisser le regard, le rouge toujours aux joues. Le batteur bougeait doucement contre lui, et finit par entrouvrir les paupières. Son regard se posa sur Georg et celui vit ses bonnes résolutions s'enfuirent loin...très loin...
Les prunelles brillantes, les pupilles dilatées, le regard fixe et sombre... quelque chose de terriblement tentant se dégageait du blond affalé contre son ami.
Déglutissant avec difficulté, le bassiste détourna le regard.

- Ca...hum...ça va ? Tu te sens mieux ?

Gustav ne répondit pas. A la place il se souleva maladroitement et vint nicher son nez dans le cou du brun.

- Tu sens bon...

- Q-quoi ? Je sens... quoi ?! OO

- Bon... tu sens bon... une odeur de... chaud...

- Ch... ch... chaud ?

Sans qu'il le veuille, la voix de Georg partit dans les aigus sur la fin du mot quand il sentit très nettement les lèvres de son (plus trop) ami contre sa peau. Il en était encore à se demander si Gustav était bien conscient des sous-entendus qu'il faisait, quand un long frisson lui parcourus le dos. Le batteur venait de faire glisser sensuellement ses lèvres contre sa jugulaire, et son sang se mit à pulser fortement dans celle-ci.
Le bruit lancinant de son sang battant dans sa tête, de sa respiration soudain haletante, l'empêchait de penser clairement. Tout ce qu'il savait c'était que sentir ces lèvres qu'il avait si longtemps désirées parcourir sa peau, c'était tout simplement délicieux...
Et se fut juste innommable quand ces mêmes lèvres se posèrent sur les siennes.
Elles glissaient sur les siennes avec tant de fluidité que ça en devenait difficilement soutenable. Un gémissement rauque de plaisir et de frustration lui échappa, et le blond en profita pour lu mordiller la lèvre inférieur avec délice.
N'en pouvant plus, Georg lui attrapa la nuque, plongeant ses doigts dans les courtes mèches blondes, glissant sa langue avec autorité dans cette bouche tant convoitée, les paupières crispées et refusant de s'ouvrir de peur de tout voir s'évanouir dans le néant.
Leurs langues glissèrent l'une sur l'autre avec volupté, jouant sensuellement contre leurs dents et leurs joues, étouffant leurs halètements de plaisir et leurs gémissements sensuels.

...



Et voilà la seconde surprise du jour ! J'ai pas le temps de taper la suite, donc vous l'aurez plu tard !!! C'esti pas génialissime ??? ^^
Sérieusement (mein gott, que viens faire ce mot maudis sur ce blog...) j'essairai de mettre la suite demain, ou lundi au plus tard. Promis ! ^^ (ahem... en espérant qu'il me soit humainement possible de tenir cette promesse...)

Dites-moi toujours ce que vous pensez de ce début ^^

et voilà la suite ^^ (Gabu : contente que ça te plaise, j'espère que la suite aussi te plaira ^^ Pour Cicéron, ben en fait le mot "cicéron" veut dire pois-chiche en latin, parce qu'un ancêtre de Cicéron ( le mec cette fois-ci ^^) avait une sorte de vérrue sur le nez en forme de pois-chiche d'où le surnom de l'orateur connu ^^ Bref... )


...

Lorsque le baiser prit fin, et que Georg ouvrit lentement les paupières pour regarder le batteur, il eut l'impression que son c½ur, qui battait à tout rompre une demi seconde auparavant, s'arrêtait soudainement de battre. Le blond le fixait à travers ses cils, les yeux brillant de désir contenu, les lèvres encore rouges de leur baiser, la respiration un peu trop rapide...
Une onde de plaisir mêlée d'angoisse traversa l'échine (du diable ! désolée, c'était faible là...) du brun, et celui-ci du refermer les yeux un instant sous la force de la multitude de pensées qui affluaient en désordre dans son esprit.
Il n'avait pas le droit de faire ça... Gus n'était pas vraiment conscient de ses actes, ce serait profiter de sa vulnérabilité... c'était son ami... il ne pouvait pas...
Lorsqu'il ouvrit les yeux de nouveau, il eut juste le temps de lever les mains alors que le blond se penchait déjà de nouveau sur lui. Les paumes à plat sur son torse, le bassiste le repoussa avec douceur, mais fermeté.

- Gus... tu... t-tu sais pas ce q-que tu fais... il-il faut p-pas...

Un silence se fit entre les deux adolescents, avant que finalement le batteur fixe son regard enfiévré sur le brun.

- J'ai envie de toi.

Et sans attendre de réponse, il colla de nouveau ses lèvres à celles du bassiste. Et toutes les bonnes résolutions de ce dernier s'envolèrent quand il sentit la main du blond sur son torse, glisser le long de ses pectoraux, frôler ses côtes, effleurer ses abdominaux, caresser avec douceur ses hanches...
C'était trop bon, et Georg n'avait jamais vraiment réussi à résister à ses bas instinct... il était faible, l'avait toujours été, et tanpis si la suite se promettait difficile.
Alors il laissa sa langue s'enrouler autours de celle du batteur, il glissa de nouveau ses longs doigts dans ses courts cheveux, il le tira au plus près de son corps, pour le sentir enfin contre lui.
Et bientôt, sans qu'il sache exactement comment ça c'était passé, Gustav se retrouva a califourchon au-dessus de lui, ses mains profondément enfouies dans ses longs cheveux lisses, et ses lèvres à lui, Georg, parcourant la peau satinée du batteur. Sentir son sang pulser dans ses veines, sous ses lèvres, sa gorge vibrer à chaque gémissement rauque, la chaleur de son corps collé au sien... les deux adolescents eurent bientôt de plus en plus de mal à supporter leurs excitations respectives.
Gustav finit par glisser ses mains sous le T-shirt de son (à présent) amant, et le lui retira en douceur, avant d'enlever le sien de la même manière. (Sasha qui s'absente quelques minutes, le temps d'aller attraper son pot de Nut', et un ptite cuillère ^^)
Les lèvres du bassiste courent sur son torse imberbe, le faisant frissonner et gémir d'envie. Cette langue qui lui effleura le mamelon... sans ce rendre compte de son geste, le blond donna un soudain coup de hanche pour se rapprocher de son adorable tortionnaire. Le mouvement colla leurs bassins l'un à l'autre, mettant en contact leur entrejambes tendues sous leur jeans.
Un halètement rauque de Georg retentit, et sans pouvoir se contrôler il entreprit de frotter leur désirs leur contre l'autre, son souffle entrecoupé de gémissements collé contre les clavicule de son amant. Répondant à ses avances, celui-ci se mit à son tour à onduler sensuellement au dessus du bassiste, la bouche ouverte et les yeux révulsés de plaisir.
Plaisir qui montait d'ailleurs à une allure folle, sans que les deux adolescents ne puissent la contrôler. Et pourtant ils avaient envie de plus... de tellement plus...

- A-Attends... j'ai trop....t-trop envie....de...

La voix, à la fois rauque et plaintive de plaisir, de Gustav résonna aux oreilles du brun, qui tentait vainement de s'empêcher de gémir en se mordant les lèvres. Il ne pu cependant retenir une plainte de frustration quand il sentit l'autre se relever, le privant de sa chaleur.
Rouvrant les yeux qu'il avait fermés sous le plaisir, le bassiste cru un instant manquer d'air. Gustav venait de faire tomber son jean sur le sol, et entreprenait de faire de même avec son caleçon sous le regard ébahis de son amant. Ce ne fut que lorsqu'il se retrouva à genoux entre devant le brun, ses doigts occupés à lui déboutonner le jean, que celui-ci réussi à reconnecter ses neurones.
En quelques secondes Georg se retrouva les fesses nues, posées sur le sol, gémissant de nouveau, alors que son batteur préféré ondulait à nouveau de son bassin nu contre le sien, leurs érections (vous remarquerez que j'ai tenu jusqu'ici SANS écrire THE mot tant attendu XP) douloureuses tendues l'unes contre l'autres.

- G-georg...si...sil te pl...s'il te plait...

La vue d'un Gus plus qu'excité, les joues rouge de plaisir et les yeux assombris de désir (Ouaaaa la rime quoi ! XD), à califourchon au-dessus de lui, ses cuisses nues brillantes de sueur, le dos cambré, une moue de plaisir entravée de frustration sur le visage, acheva le bassiste (pas littéralement hein...).
Et lorsque son fantasme incarné (pas que de lui d'ailleurs..."bave bave") attrapa sa main et entreprit de lui lécher avec application ses doigts calleux, il crut réellement défaillir.
Il se reprit néanmoins, et fit lentement glisser ses doigts humides le long du torse du blond qui geignit sous le contact, avant de titiller doucement son intimité.
Envahit par le plaisir, le batteur se tortillait sous la caresse impudique de ces phalanges inquisitrices, gémissant de frustration.

- Nnnn... p-plus...teplai...haaaaan...

- Sois pas aussi impatient... ça en devient presque indécent...

Un halètement plus prononcé annonça au bassiste que son amant risquait de ne plus tenir très longtemps, et il l'observa avec un doux sourire, qui s'incurva quelque peu en une moue goguenarde.

- Haaaaaaaan !!!

Le gémissement de pur plaisir résonna dans l'habitacle, alors que le blond se cambrait brutalement sous l'intrusion de ce doigt en lui. C'était trop bon, trop bon... il se perdait dans ce plaisir qui lui courait sous la peau, dans les veines, et ondulait sans plus aucune retenue sur la main du bassiste, qui entreprit de le préparer le plus délicatement possible.
Mais la délicatesse, ce n'était pas apparemment ce que cherchait Gustav, car bientôt ses coups de reins se firent plus violents et désordonnés, et les gémissements rauques totalement incontrôlés.

- ...p-plus...j'en v-veux plus...Geoooorg... putaaaaain...

Le brun, finit par retirer ses doigts, et eu à peine le temps de se redresser un peu contre le mur, que le batteur venait déjà se coller à lui, les mains par terre, le soutenant alors qu'il abaissait son bassin vers celui de son amant. Ce dernier lui attrapa les hanches, au moment ou son érection heurtait les fesses du blond. Soufflant profondément pour se calmer, il entreprit de pénétrer le plus lentement possible son compagnon, mais son étroitesse si divine, et ses gémissements rauque ne l'aidait pas. Il eut encore plus de mal que Gustav lui gémis à l'oreille d'une voix rendue encore plus grave par le désir et le frustration :

- Vas-y...j'ai tellement envie de toi...

- Je veux pas...te faire de...mal...

- Mais ça fais pas...mal...hummm... c'est trop...

Ces paroles moururent dans un geignement quelque peu aigu alors qu'il s'empala de lui-même sur la hampe dressée de son partenaire. Submergés pas le plaisir, ils restèrent quelques secondes immobiles, profitant juste de la présence de l'autre. Avant que d'un faible mouvement de hanches de Georg, le plaisir les ensevelisse de nouveau.
C'était si doux et en même temps si brutal, cette danse cachée de tous, ces mouvements saccadés, ces spasmes de plaisir pur, ces tremblements convulsifs qui parcouraient les nerfs, ces halètements, ces gémissements, ces geignements, ces cris, rauque et aigus à la fois...
Ils se perdaient l'un dans l'autre comme jamais ils ne s'étaient perdus auparavant.
Et pourtant... tout cela n'aurait jamais du arriver...
A bout de souffle, il reprirent leurs esprits dans les bras l'un de l'autre, perdus encore dans les limbes du plaisir diffus dans leurs corps.

Seuls dans cet ascenseur.

- Tu regrettes ?

- ...non...

- ...

- ...et toi ?

- ...non plus...

- ...

- Tu sais...tout ça...

- ...n'aurait jamais du arriver...oui je sais...

- Et pourtant...

- ...oui...

Un silence confortable s'installa entre eux. Leurs respirations se calmèrent, tout comme les battements de leurs c½urs. Et bientôt, le désir de leurs regards, ne laissa place qu'à de la tendresse.

- On se rhabille ?

- Oui.

Car après tout... beaucoup de choses qui ne devraient jamais arriver, finissent bien par arriver un jour ou l'autre...

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Et voilà ! La suite de Der Schlussel Zu Meinem Paradies dans une semaine si tout ce passe bien ^^
# Posté le samedi 10 novembre 2007 11:10
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 08:08

Bientôt... Sasha le retouuuuuuur !!!!

Et oui je vous l'avais promis...et ben j'ais pas eu humainement les moyens de le faire plus tôt, alors la suite devrais (je dis bien devrais...) arriver d'ici quelques jours ^^

Pour celà un grand merchi à Sylphi ^^ qui accepte de supporter le parasite que je suis ! Et me permet de VOUS mettre la suite !!! DONC... un GRAND merci à Sylphi !!!

(Sasha qui fait une olaaaaaaaaaaaaaaa !!!)

Je vous dis donc à demain !!!



ViDo > maaaaaaaa... zaime ce new clip... qu'est-ce qu'ils sont beaux... Guuuuuuus....Geooooooo.....ah pis Billou et Tomi aussi.... bref....

EDIT > croule sous le boulot, dort plus la nuit, malade avec 38° et obligée de bosser comme une malade quand même... espère vraiment pouvoir poster ce week-end...
# Posté le vendredi 16 novembre 2007 09:16
Modifié le mercredi 21 novembre 2007 00:41